Aujourd’hui, l’IA transforme toute la production audio : écriture, montage, voix et diffusion. Mais ces outils reposent sur des données majoritairement anglophones. Les voix franco-ontariennes restent peu présentes, ce qui pose un enjeu direct de représentation.
L’enjeu ne se limite plus aux données. Il s’agit désormais de développer des infrastructures francophones, capables de produire et structurer ces contenus, tout en s’inscrivant dans un cadre politique qui soutient leur visibilité et leur pérénité.
Dans ce contexte, l’audio devient un espace clé. Les voix synthétiques reproduisent des usages, mais tendent aussi à les standardiser. La question est donc culturelle autant que technique : quelles voix existent réellement dans ces systèmes ?
Le partenariat avec CHOQ FM permet d’expérimenter en conditions réelles. Produire des contenus audio aujourd’hui, c’est aussi contribuer à façonner les modèles de demain, dans des systèmes qui amplifient ce qui existe déjà. Concrètement, cette collaboration permet aux étudiants de produire des contenus audio en situation réelle, d’expérimenter avec des outils d’IA et de participer activement à la construction de corpus francophones.
Ce projet participe ainsi à une réflexion plus large sur la souveraineté numérique. L’audio apparaît ici comme un terrain où les enjeux linguistiques, culturels et politiques sont particulièrement visibles.
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